46. BOOK – Présence de Dieu de Neale Donald Walsch

Avant d’en venir au livre, laissez-moi vous raconter une petite anecdote.

Un jeune homme m’a posé il y a quelques années la question suivante : « Et sinon, qu’est-ce que tu fais dans la vie? ». C’était lors d’une soirée culturelle où je prenais du bon temps avec un groupe d’amis. Question à laquelle j’ai malicieusement répondu en souriant face à l’air condescendant qu’il arborait : « Rien, j’existe ». Je me souviens encore de son regard rempli d’étonnement, pour ne pas dire de son épouvante (Ô Sacrilège! Une femme qui ne fait rien de sa vie!) au moment où je finissais de prononcer ces mots.

Il m’a posé la question une seconde fois : « Pardon? Tu fais quoi dans la vie?! ». Sereinement, et toujours le sourire aux lèvres, je lui ai à nouveau répondu : « Je te l’ai dit, j’existe, je ne fais rien de particulier, je me contente d’exister. »

A ce genre de question – Tu fais quoi dans la vie? – on s’attend généralement à ce que vous répondiez par un « Je suis graphiste » ou « Je suis entrepreneur dans le domaine du bâtiment », ou encore « Je suis analyste financier » ou « Femme au foyer ». N’importe quoi qui pourrait attester de votre statut professionnel ou sociétal, mais sûrement pas un vague « J’existe! » qui pourrait dangereusement pousser l’interlocuteur au désintéressement total.

Autant donc vous dire que je venais de passer aux yeux de ce monsieur pour une femme à la limite du déséquilibre mental, probablement perchée, en quête de sens primaire pour sa vie. J’étais sur le moment tout, sauf quelqu’un d’intéressant. J’en avais bien ri car je savais en lui répondant qu’une réplique atypique le mettrait dans une forme d’inconfort et qu’il me tournerait sans aucun doute le dos. Et c’est bien dommage car je ne m’étais pas trompée sur ce que j’appelle là une étroitesse d’esprit.

Inutile de vous préciser que notre conversation s’était arrêtée là et que nous nous sommes plus jamais revus.

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La lecture de Présence de Dieu, de Neale Donald Walsch, m’a ramenée au sens de la vie comme souvent nous oublions de l’appréhender ; notre relation à nous-même tout d’abord, mais aussi aux autres, à Dieu, à l’Univers. Ces thématiques essentialistes sont au cœur de cet ouvrage. Au fil des paragraphes, nul doute que l’auteur cherche à nous faire réaliser que nous sommes la personne la plus importante de notre existence, et que nous sommes surtout faits d’amour que nous sommes naturellement appelés à donner à ceux qui nous entourent. Et contrairement à ce que la société actuelle nous pousse à considérer et à croire, notre richesse matérielle, notre métier ou notre patrimoine ne devraient pas être nos identifiants. Les éléments qui nous construisent et qui nous définissent ne devraient pas être extérieurs à nous.

Aussi, pour l’auteur, il est important d’accorder nos valeurs et nos croyances à nos actions. Il n’est pas bon pour notre bien-être de répondre à des requêtes extérieures juste pour rentrer dans un moule et faire comme tout le monde. Par exemple, lorsque vous participez à une manifestation, croyez-vous vraiment au message diffusé ou y allez-vous seulement pour être bien vu des autres?

« Qui suis-je vraiment? » est LA question qui découle de la lecture de Présence de Dieu.

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Lorsque j’ai arrêté de me défriser les cheveux en 2009, je me rappelle avoir consacré un nombre incalculable à l’entretien et aux soins de mes cheveux naturels, qui en toute franchise, me le rendaient bien : ils poussaient fabuleusement, étaient en bonne santé, et j’en étais très fière. Je tenais aussi un blog sur lequel je partageais toutes mes expériences et toutes mes astuces, mon journal de bord capillaire. J’y mettais tellement de temps et d’énergie que j’en étais naturellement venue à m’identifier à … mes cheveux ! Je ne m’imaginais plus être Manouchka sans ma touffe, sans mon afro. Je refusais de songer à la possibilité de me faire couper quelques longueurs, par crainte de ne plus ‘exister’. Et cela avait duré des mois!

Jusqu’au jour où, sur un coup de tête en 2011, j’ai demandé à me faire couper les cheveux extrêmement courts, pour ne pas dire à ras. Une merveilleuse sensation de m’être libérée d’un fardeau m’avait envahie. En quelques coups de ciseaux et de tondeuse, ma personne n’était plus réduite à ma touffe de cheveux. J’étais maintenant une personne, une femme, avec des émotions, des joies et des peines, une histoire, un désir de me construire et de progresser dans la vie, des rêves, des projets, etc. Je n’étais plus des cheveux frisés, un blog ou des soins capillaires maison. Mes cheveux ont repoussé depuis, et je n’ai plus eu peur de les recouper à plusieurs reprises, selon mes envies.

Et aujourd’hui encore, en réalité, je ne suis ni mon travail, ni ma voiture, ni ma maison ou encore les livres qu’un jour j’écrirai. Je ne suis pas mon club de lecture ou les livres que je lis. Je ne suis pas ma relation de couple ou mes chaussures préférées. Je ne suis pas les amoureux que j’ai eus ou les amies que j’ai perdues. Tous ces éléments extérieurs à ma personne ont leur importance et leur précieuse place dans ma vie, mais je ne peux (et ne veux) pas être réduite uniquement à eux.

Il m’est arrivé, et il m’arrive encore, de me poser la question : Qui suis-je vraiment? Et de la retourner dans ma tête de toutes les manières possibles. Qui suis-je vraiment? Nous sommes tellement nombreux en réalité à nous poser cette question à un moment donné ou à un autre de notre vie. Ce qui est totalement naturel ! Et la réponse, comme le souligne cet ouvrage encore une fois, est à l’intérieur de nous : qu’aimons-nous? quelles sont nos valeurs? nos principes? en avons-nous? en quoi croyons-nous? Il est intéressant voire indispensable de faire régulièrement le point sur notre personne, et voir si le chemin que nous choisissons d’emprunter dans la vie correspond effectivement à ce que nous sommes vraiment.

Toutes ces choses matérielles que nous possédons, ou pensons posséder, peuvent un jour ou l’autre finir par disparaître. Sans prévenir! Que restera-t-il pour nous définir si ce n’est ce dont nous disposons à l’intérieur de nous?

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Quand je repense à ce jeune homme qui, quelques années auparavant, m’a demandé ce que je faisais dans la vie, je souris encore aujourd’hui car je suis contente de ne pas avoir eu à ME définir en premier lieu par mon travail. Ce que je trouve dommage, c’est que l’on s’en tienne généralement au métier d’une personne dans nos sociétés, ou du moins à son activité professionnelle, pour lui accorder un certain crédit. Nous devons nous souvenir que nous sommes tous bien plus que nos emplois.

Pour prolonger la lecture, je vous recommanderai de lire également Conversations avec Dieu du même auteur, disponible en trois tomes. Mais si vous n’êtes pas très motivés par les versions écrites, vous pouvez aussi écouter les versions audio disponibles sur YouTube. De vraies pépites à partager autour de soi.

 

43. BOOK – Gagnant ou perdant, à nous de choisir ! ou Attitude is everything de Jeff Keller

« The greatest mistake a person can make is to be afraid of making one. »
Elbert Hubbard

J’ai appris à faire du vélo lorsque j’avais 9 ans. Ou 10 ans peut-être.

C’est devant sa jolie petite maison de la Cité du Port* que la mère de ma meilleure amie de l’époque avait entrepris de m’enseigner l’art de rouler à bicyclette. La rue sur laquelle j’allais être baptisée était faite d’argile rouge, légèrement sablonneuse sur les côtés et bordée de quelques haies végétales et d’arbres. Je me souviens m’être lancée sans roues stabilisatrices dès le premier coup. Après tout je n’étais plus un bébé et j’avais confiance en moi. Je savais que je pouvais le faire.

Ce que par contre j’ignorais, c’est que les essais prometteurs de la première journée se solderaient par une vilaine chute sur un vieux stipe de cocotier. Résultat des courses : une jambe blessée et ensanglantée sur toute sa longueur. Heureusement, rien de bien méchant puisqu’avec une belle dose de mercurochrome, les dégâts avaient été minimisés. C’est plus motivée que jamais que je suis remontée le lendemain sur mon vélo et ai continué à m’exercer, pour finir par pédaler comme une grande fille au bout de deux ou trois jours.

Je retiens de cette vieille histoire que je n’avais pas peur. Ni de me faire mal, ni d’échouer. Et je n’avais toujours pas peur lorsque j’ai appris à nager sans bouées. Ou lorsque je suis montée à cheval pour la première fois. Ou encore lorsque j’ai appris à conduire en une soirée aux côtés de mon père (oui, en une soirée).

J’avais confiance en moi. Je savais très bien que des erreurs seraient commises au cours de chacun de ces apprentissages, mais elles ne me faisaient absolument pas peur. L’idée ne me traversait même pas l’esprit qu’elles pourraient m’empêcher d’atteindre mes objectifs. J’avais une attitude de déterminée.

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« Attitude is everything. »
Jeff Keller

Il y a quelques semaines je vous disais dans cet article mon désir et ma volonté de me frotter à la littérature anglophone à partir de cette année. Je suis vraiment ravie de pouvoir aujourd’hui partager avec vous un avis sur ce premier bouquin que j’ai adoré lire et que j’ai trouvé extrêmement stimulant.

Dans un style qui se veut simple, épuré et accessible à tous, Jeff Keller explique comment il est possible de prendre le contrôle de sa vie et d’atteindre son plein potentiel en adoptant une attitude positive et constructive. Pour cet auteur, l’attitude passe par trois points essentiels que sont la pensée, la parole et les actions.

En s’appuyant sur des anecdotes personnelles et sur des exemples tirés de la vie de personnes qu’il a croisées ou de son entourage proche, Jeff Keller montre à quel point la négativité peut concrètement impacter le cours de notre vie, limiter notre capacité à saisir les opportunités qui se présentent à nous, et même nous conduire à l’échec. Aussi, l’auteur n’hésite pas à fournir au lecteur de nombreux conseils et astuces pour améliorer son système de pensée, contrôler positivement sa parole et diriger ses actions pour réussir à adopter une attitude constructive face aux circonstances de la vie.

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Si cette lecture a fait remonter en moi le souvenir de la petite fille à vélo que j’étais, c’est bien parce qu’aujourd’hui je suis pleinement consciente de tous les blocages que je suis capable de me mettre sous l’influence du sentiment de la peur. Il arrive que mon attitude soit fortement négative face à certains aspects de la vie et cela n’a évidemment rien de favorable. Nous sommes d’accord qu’il y a plus à perdre à ne pas oser, qu’à se lancer dans l’inconnu ! Si plus jeune j’avais concentré mon attention sur les dangers du vélo sans roues stabilisatrices et sur mes appréhensions, j’aurais imaginé toutes sortes de scénarios catastrophes et ne me serai sans doute pas lancée à la conquête de la ruelle en argile rouge!

Lorsque j’ai lancé le club de lecture en 2018, je ne savais absolument pas où j’allais, ni ce que le projet donnerait. J’avais certes peur d’être ridicule, peur que personne n’adhère au concept. Mais après avoir en discuté avec quelques proches, j’en étais venue à la simple conclusion que toutes ces peurs étaient des pensées limitantes et que le plus important devait résider dans la satisfaction d’avoir essayé quelque chose que je désirais profondément.

Aujourd’hui le club Le Colibri est toujours là. Il est vrai que le Covid-19 nous a quelque peu ralentis dans nos activités mais la dynamique est enthousiasmante, l’ambiance et les échanges sont constructifs et ma tête ne cesse de bouillonner d’idées pour ce petit bébé. Je n’éprouve que de la reconnaissance lorsque j’y pense.

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Le livre Attitude is everything rappelle qu’on ne peut pas être négatif et rêver d’avoir au même moment des résultats de gagnant. Ce n’est pas comme cela que ça marche. Il est important d’exercer son mental à percevoir le meilleur de ce que nous sommes, même lorsque c’est difficile.

L’attitude positive est semblable à un muscle que l’on doit entraîner au quotidien. Prenons une feuille de papier par exemple et faisons la liste de toutes les choses qui méritent que nous nous réjouissions et concentrons-nous dessus quelques instants ; ça fait du bien, ça ne change pas le cours de la vie sur le coup mais il est indéniable que cela fait du bien ! « Je suis une bonne personne ». « Je mérite le meilleur ». « Ce sera peut-être long mais j’y arriverai à force de persévérance ». « Je réussirai ». Voilà le genre de pensées – et de paroles! – positives et bienveillantes qu’il est important d’avoir vis-à-vis de soi-même.

Il ne faut pas hésiter à prendre le taureau par les cornes et s’occuper de soi. Personne ne viendra le faire pour nous, à notre place. Il est vrai que certains s’en feront et s’inquièteront pour nous, mais à la fin de la journée ils retourneront toujours à leurs activités ou à leurs soucis, car oui tout le monde a sa propre vie à gérer!

Une amie, il y a quelques jours, me disait que je devais me donner le droit d’être parfois négative, de lâcher prise, d’être triste en parlant d’épisodes passagers de baisse de moral. Et elle a absolument raison. Mais contaminer les autres est une autre histoire. Personne n’aime être assaihi de gémissements plaintifs. Et puis de toutes les façons, que vous alliez bien ou pas, le monde continuera de tourner. Plus tôt on se fait à cette idée, plus vite on rebondit, et moins on a d’attentes vaines.

Attitude is definitely everything!

* Quartier de Lomé

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Je suis Manouchka. Sur ce blog, je partage mes lectures, mes pensées, mes écrits. Vos retours enrichissent le débat, n’hésitez donc pas à me laisser vos commentaires et vos avis. Et par dessous tout, merci de me lire !
A bientôt !

36. Une histoire de coïncidences, ou La Prophétie des Andes de James Redfield

Je me souviens du sujet relatif à la première ‘vraie’ décision que j’ai eu à prendre dans la vie : mes études universitaires.

J’avais 17 ans. Toutes les décisions que j’avais pu prendre avant cet instant m’avaient soudainement paru légères et insignifiantes. A l’époque, je savais juste que je ne voulais étudier ni la médecine ni le droit et que je souhaitais aller dans une petite ville côtière où le soleil brillerait plus souvent qu’il ne pleuvrait (je ne m’imaginais pas vivre dans un endroit où il me serait inenvisageable de voir la mer!). J’ai alors fait un choix et la vie m’a conduite à Montpellier pour quelques mémorables années.

« Ce n’est pas facile d’être adulte! » avons-nous coutume de dire avec mes proches en nous taquinant car prendre une décision importante, parfois lourde de conséquences, peut parfois faire très peur. Qu’il s’agisse de monter sa propre entreprise ou de conserver son emploi, de privilégier un investissement A ou un investissement B, de rester en couple ou de se séparer, ou encore de choisir un traitement médical, il arrive qu’on doive y réfléchir à plusieurs reprises. Sans compter le stress généralement engendré par la crainte de faire un mauvais choix.

Avec le temps, j’ai compris qu’il n’y avait pas de bonne ou de mauvaise décision. Ruth Chang, philosophe à l’Université Rutgers dans le New Jersey disait d’ailleurs à ce propos : « L’incapacité à prendre une décision vient de cette idée qu’il existe une bonne réponse, mais qu’on est trop bête pour la trouver« . Malheureusement, la course à la perfection qui régit la société actuelle nous retire trop souvent la tolérance que nous pouvons avoir vis-à-vis de nous-même en ce qui concerne les choix que nous faisons. Et je pense que si le résultat de nos prises de décisions pouvait être connu à l’avance, nombreux nous serions à dire oui à la possibilité d’en prendre connaissance.

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Prendre une décision éclairée avec confiance est un processus qui s’apprend et s’étudie, que ce soit sur le plan personnel ou professionnel. Les critères qui guident nos choix sont nombreux et pèsent plus ou moins lourdement dans la balance selon la personnalité de chacun et le type de décision à prendre. Nous pouvons considérer par exemple :
– la quête d’un résultat donné,
– l’étude des faits et la logique,
– la pression extérieure, sociale ou familiale par exemple,
– l’intérêt personnel ou celui d’autrui,
– les émotions, l’instinct et le ressenti.
Etc.

Le mécanisme de prise de décision est un sujet pour lequel j’ai un réel intérêt étant moi-même en perpétuel apprentissage de la vie. Et c’est donc avec beaucoup d’attention que j’ai lu La Prophétie des Andes de James Redfield. A travers l’histoire du héros qui effectue un long voyage au Pérou dans le but d’y découvrir un Manuscrit vieux de 2600 ans, l’auteur dévoile au fil des chapitres l’importance que nous devons accorder aux coïncidences du quotidien dans nos prises de décision. Pour lui, le hasard n’existe pas et tout ce qui se passe dans notre vie a pour objectif de nous enseigner une leçon, de nous mener à une destination précise pour le bien de l’humanité toute entière.

J’ai vraiment été sensible aux messages et conseils véhiculés par l’auteur sur la nécessité d’être à l’écoute de soi et de l’environnement. Il est bien vrai que pour beaucoup d’entre nous, nous vivons sans faire attention aux détails. La société actuelle a tendance à nous robotiser sans même que nous nous en rendions compte. Notre corps est présent mais notre esprit est ailleurs. Nous sommes surmenés par toutes les taches que nous devons accomplir au travail et à la maison. Nous devenons de moins en moins sensibles à la nature, aux éléments extérieurs, à ce qui nous entoure, en permanence centrés sur nous-même.

Non seulement ce livre nous invite à changer d’attitude pour nous ouvrir à la beauté du monde, mais il appelle également au questionnement. Les coïncidences porteuses de message, d’après l’auteur, surviennent lorsque nous posons une question précise à l’univers en rapport avec le cours de notre existence. Par exemple, dois-je continuer de travailler ou reprendre mes études?

A partir de cet instant, si nous sommes attentifs, il peut se produire un ou plusieurs évènements censés nous apporter les bonnes réponses. Encore faut-il pouvoir déceler ces messages! Ce à quoi va s’exercer le héros tout au long de son aventure en apprenant à manger moins de viande et beaucoup plus de légumes et de fruits afin d’augmenter sa sensibilité, en observant ses compagnons de route, en étudiant leurs comportements, en méditant, en appréciant la beauté et l’énergie de la nature qui l’entoure.

L’auteur, avec ce roman vendu à plus de 20 millions d’exemplaires dans 35 pays mêlant fiction et réalité, semble clairement s’inscrire dans la revendication du courant spirituel dit du New Age dont je vous invite à lire les caractéristiques ici sur Wikipédia.

En ce qui me concerne, l’objectif a été pour moi, en suivant le héros dans son périple, de comprendre dans quelle mesure le Manuscrit recherché révélait la possibilité d’un changement imminent de notre humanité grâce à la prise de conscience individuelle et collective. Dans son livre, James Redfield écrit qu’un changement capital s’effectue au début de chaque nouveau millénaire. Evidemment, je n’ai pas pu m’empêcher de faire l’analogie avec l’épisode du Covid-19 que nous vivons actuellement! Du fait de ce virus, la majorité des individus peuplant notre planète a été appelée à être confinée et à revoir son mode de vie et de consommation. Mais aussi à remettre en question son système de pensée.

Je pense que beaucoup n’auront pas peur d’affirmer que la crise du Coronavirus se produisant en 2020 n’est absolument pas le fruit du hasard. Pour certains, il s’agirait même du fruit de certaines coïncidences comme l’indique par exemple cet article présentant une sélection de livres qui auraient prédit la pandémie. Personnellement, je n’y crois pas mais étant donné le fait que nous sommes au tout début du troisième millénaire et plus précisément en 2020 (« Twenty-Twenty » une succession de deux nombres identiques) et que la planète traverse une crise environnementale sans précédant, il y a effectivement de quoi parfois se poser quelques questions.

Ce qui est toutefois certain, c’est que le Covid-19 m’a fait réaliser que nous avions la possibilité de réduire la pollution si nous le décidions. Pendant de longues années, il ne s’est tenu que colloques sur colloques au sujet de l’environnement, sans que, à mon humble appréciation, aucune action durable et concrète ne soit prise par les dirigeants du monde.

Aujourd’hui, force est de constater que la planète respire mieux (1) ! (Reste à savoir jusqu’à quand?!). Et nous sommes tous témoins du fait que la nature et les êtres humains ne peuvent être dissociés. Il est indispensable de repenser nos habitudes, pour permettre la poursuite de notre aventure sur la planète sans pour autant continuer à l’abîmer et la détruire. A nous de savoir déduire les leçons de ce que nous vivons aujourd’hui pour le bien des générations futures, et d’agir, de décider ce qu’il y a de mieux (2), comme le sous-entend clairement le Manuscrit de La Prophétie des Andes.

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Il y a tout de même certains points qui quelque peu ralenti mon entrain à la lecture.

Sur la forme, j’ai trouvé la narration souvent longue et très fournie en descriptions, ce qui rendait par moment entrecoupait le rythme de la narration. Sûrement devrais-je essayer de lire la version originale en anglais. D’ailleurs, sur Instagram, je disais il y a quelques temps mon désir de m’exercer à désormais lire aussi des ouvrages rédigés dans la langue de Shakespeare, et ce livre me convainc de la nécessité de me lancer dans cette aventure. Aussi, en les comparant aux autres, les deux derniers chapitres m’ont paru moins simples à appréhender.

Toutefois, il n’en demeure pas moins qu’il s’agisse de détails auxquels chacun peut être sensible de manière différente. Ils n’en retirent rien aux connaissances que j’ai pu avoir à la lecture de l’ouvrage.

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Pour revenir à la thématique des coïncidences, je ne suis pas de celles et ceux qui estiment que tout évènement de notre vie se doit de forcément comporter un message. Everything does not happen for a reason. Je n’étais pas donc toujours en accord avec la pensée de l’auteur et avec l’attitude que pouvait adopter son héros face aux évènements de sa vie et à son interprétation abusée voire abusive des coïncidences. Certaines choses arrivent, et puis c’est tout. Je ne suis pas du genre à recevoir un appel téléphonique et à me dire qu’il avait forcément un sens. Ou encore à croiser une vieille amie à trois reprises en deux semaines et à y déceler un message codé. J’aime aussi par moment me laisser vivre et accepter d’être portée par le cours des évènements, tout simplement.

La vie est une aventure. Avec elle vient son lot de surprises, bonnes et mauvaises. Nous pouvons en contrôler certains aspects, et d’autres beaucoup moins voire pas du tout. Il arrivera que nous nous poserons des questions sur certains éléments décisifs de notre vie, sans jamais avoir de réponses à travers les faits rencontrés ou observés. Devra-t-on à ce moment là se sentir perdu? Abandonné de l’univers? Défaitiste? Je ne le crois pas. Parfois les réponses se trouvent simplement en nous-mêmes, et ce à quoi nous devons aussi nous exercer, c’est faire confiance à notre intuition et apprendre tout simplement à être dans l’acceptation (3).

Coïncidences ou pas, il nous faudra toujours continuer à avancer et à tracer notre chemin du mieux que nous le pourrons.

Avant de clore ce billet, je vous propose une vidéo très intéressante sur la civilisation maya que l’ouvrage m’a amenée à découvrir à travers le périple du héros. Toute la culture précolombienne d’ailleurs en vaut le détour!

Ainsi qu’une compilation des 10 coïncidences les plus étranges relevées par l’histoire :

Pour revenir à mes études à Montpellier, je pense tout compte fait et admets qu’aller y étudier était effectivement loin d’être le fruit du hasard. Car là-bas, j’ai obtenu mon diplôme, découvert une famille dont j’ignorais l’existence, connu des personnes qui jusqu’à ce jour font partie de ma vie et m’apportent comme jamais je ne l’aurais imaginé.

Notre histoire, quoi que disent ou pensent les autres, nous appartient ; à nous de la construire et de lui apporter des couleurs en fonction de la palette dont nous disposerons.

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(1) En images : la Terre respire mieux depuis le début des confinements
(2) Lecture proposée : L’Après Covid 19, ne plus séparer santé et environnement
(3) Lecture proposée : Cinq conseils pour prendre la bonne décision au bon moment

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22. BOOK – Comme par magie, de Elizabeth Gilbert

Pour mes quelques jours de détente cet été, j’ai choisi d’emporter dans mes valises un livre ‘léger’. Une couverture colorée, un titre qui peut laisser songeur, et surtout pas trop épais – eh oui, le nombre de pages aussi compte ! « Comme par magie » de Elizabeth Gilbert.

Est-ce une impression personnelle ou un fait avéré ? Mais la créativité est vraisemblablement un sujet d’actualité. En librairie on trouve foule de bouquins, des blogs en parlent à toutes les sauces et sur YouTube, des vidéos en voulez-vous en voilà. Et je dois avouer que c’est un sujet intéressant, qui mérite que l’on s’attarde dessus.

Personnellement, avant de lire ce roman de Elizabeth Gilbert, j’avais l’impression que la créativité était une forme de don, de pouvoir magique. Et que tout le monde ne pouvait pas avoir la chance d’en être doté. Les personnes auxquelles je pensais en terme de créativité étaient toujours voire uniquement des artistes; des stylistes et des écrivains. Par exemple, vous convenez avec moi que Jean-Michel Basquiat, peintre noir mondialement célèbre, est indéniablement créatif ! George RR Martin, écrivain et auteur de la saga « Game of Thrones » est on-ne-peut-plus créatif également. Prenons d’autres exemples plus accessibles. Ma belle mère, couturière et styliste pleine de talents, est créative : lorsque je la vois couper ses pagnes en murmurant de petites phrases à peine audibles, je ne peux m’empêcher de me dire qu’elle est magique. Ma sœur, photographe, sait regarder le monde comme je ne saurais le faire – vive la créativité ! Et le monde regorge de ce type d’exemples, il suffit que vous regardiez autour de vous. Les gens sont créatifs, et par je ne sais quel mystère, parviennent à matérialiser multitude de pensées fabuleuses qui naissent dans leur esprit.

En ce qui me concerne, je ne me considère pas vraiment comme quelqu’un de créatif, voire pas du tout. J’ai beaucoup de mal à me laisser aller quand par exemple il m’est demandé de faire des gribouillis au stylo, ou au pinceau. Je suis constamment concentrée sur l’importance de faire quelque chose de ‘propre’, de ne pas dépasser les lignes au cours d’une séance de coloriage. Sans compter le fait que j’ai énormément de mal à laisser voyager mon imagination. En clair, je suis longtemps restée bloquée sur l’idée que mon esprit était probablement rigide, ou trop cartésien. Comme je vous l’ai écrit plus haut, je pensais que la créativité était réservée à certaines chanceuses personnes.

Et puis j’ai lu « Comme par magie ».
Et puis j’ai compris que les choses n’étaient pas aussi figées dans la vie.
Et puis j’ai réalisé que nous pouvions tous jouir de ce pouvoir magique qu’est la créativité.

Elizabeth Gilbert a écrit ce livre dans un style vraiment très « cool ». J’ai eu l’impression qu’une amie me parlait directement. Le ton est léger et teinté d’humour. C’est un livre vraiment très agréable à lire. Idéal pour traîner au bord de la mer ou sur une terrasse ensoleillée. Avec des mots bien à elle, et en partageant également son histoire personnelle, l’auteure nous explique sa perception de la créativité.  Pour elle, tout le monde peut être créatif. Sans exception. Et non, ce don n’est pas uniquement réservé à une certaine élite. Pour embrasser sa créativité, il faut avant tout reconnaître l’existence de la créativité, la considérer comme une amie qui nous accompagne tout au long de notre vie, accepter de se laisser emporter dans une histoire avec elle et ne pas lutter contre ses appels. Laissez-vous porter par vos envies, de couleurs, de formes, d’odeurs, de mélodies. Ne pensez pas que votre imagination est absurde, ne la jugez pas. Tout ce que vous imaginez est légitime et a le droit d’être exprimé. Un dessin, une histoire, une chanson, un style vestimentaire, peu importe. La créativité peut se manifester de diverses manières dans nos vies, à nous de savoir lui donner vie. Aussi, Elizabeth Gilbert nous explique qu’il n’est pas obligatoire que la manifestation de notre créativité donne naissance à quelque chose de parfait. Parfois un dessin est réussi, et parfois non. Parfois il peut plaire, parfois non. Mais que quelqu’un en soit friand ou pas ne nous concerne pas. Les goûts et les couleurs… comme dit le dicton, ne se discutent pas. Dans tous les cas, rien n’est grave. Le plus important étant de laisser notre créativité se manifester.

Un point que j’ai également trouvé intéressant, celui où l’auteur explique que la créativité mise au service de l’argent se meurt. Concrètement, si votre objectif est avant tout de devenir riche en créant, vous ne serez pas aussi excellent que vous vous laissiez avant tout porter par le simple désir de créer, de vous réaliser, de laisser libre cours à votre créativité. Vous pourriez même, selon l’auteur, être médiocre.

Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à lire cet ouvrage. Il est beau, joyeux, magique, il donne envie de croquer la vie tout simplement. Faites-vous plaisir, faites ce que vous aimez dans la vie, ou au moins, essayez !

A très vite !