47. BOOK – The Complete Persepolis, de Marjane Satrapi

J’ai terminé la lecture de la formidable bande dessinée – ou roman graphique – The Complete Persepolis, une autobiographie de l’iranienne Marjane Satrapi. Un vrai bijou qui raconte une partie de la vie de l’autrice entre son enfance dans son pays l’Iran, où elle grandit à Téhéran au moment où débute la révolution de 1979 – le pays entrera en guerre par la suite contre l’Irak alors qu’elle est encore toute jeune – et l’Europe où elle essayera de trouver son indépendance et sa liberté.

Marjane Satrapi. Une jeune fille pétillante, une femme touchante, un personnage fort qui je pense réveillera en toute personne qui la lit un désir de liberté mais aussi d’affirmation de soi. Dans un pays où la liberté d’expression connait de sévères restrictions, où les femmes ont l’obligation de se voiler entièrement (à l’époque où se déroule l’histoire) et où la soumission au régime politique conservateur et religieux ne se discute pas, Marjane Satrapi passe pour une rebelle. Elle EST une rebelle, une dissidente. Et elle n’est pas seule : sa famille – son père et sa mère – tout au long du récit l’encourage à avoir ses propres convictions, à exprimer ses idées et ses pensées, à ne pas subir sa vie, à ne pas se laisser aveugler par la peur du système politique malgré les dangers de mort qui pèsent sur les récalcitrants ; des parents qui sont prêts à tout sacrifier pour que leur fille un jour, réussisse à bâtir un avenir loin du chaos et de l’oppression.

En lisant cette bande-dessinée toute présentée en noir et blanc uniquement, j’ai vite compris qu’il ne s’agissait pas simplement de quelques dessins destinés à nous faire rire, mais surtout de textes forts et soigneusement travaillés, appelés à nous informer. Un véritable témoignage de vie sur l’exil et l’identité, un hymne au puissant désir de liberté mais aussi une ode au patriotisme, à l’amour pour son pays.

A travers son histoire transpirante d’authenticité et de sincérité, Marjane Satrapi incarne la jeunesse iranienne certes, mais aussi je pense, un peu de toutes ces jeunesses opprimées qui ont soif de liberté et d’indépendance, celles qui veulent pouvoir choisir leur style vestimentaire, pouvoir porter des pantalons serrés, des jupes courtes ou encore du rouge à lèvres, celles qui veulent faire le choix de faire la fête ou encore d’étudier à l’université, de se marier ou de divorcer, entre autres bien sûr.

Il faut dire aussi que The Complete Persepolis est un livre qui m’a également donné envie d’en apprendre un peu plus sur ce pays qu’est l’Iran, de pousser la porte de la curiosité pour ne pas m’arrêter aux on-dit, à ce que nous proposent les médias, pour aller plutôt à la pêche aux informations, à la découverte de leur histoire, de leur culture, de leur réalité d’aujourd’hui.

Comme je vous le disais, un vrai bijou de livre que je vous recommande sans hésitation.

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Je voudrais au passage souligner qu’un ami m’avait proposé d’en lire la version originale française il y a quelques mois, mais j’avais malheureusement eu beaucoup de mal à accrocher dès les premières pages. Et pour cause, je venais de terminer la lecture des 4 tomes de L’Arabe du Futur, par Riad Sattouf, toujours une bande dessinée autobiographique dont le 5e tome est d’ailleurs attendu pour la fin de cette année. J’avais à l’époque littéralement dévoré l’ensemble de l’œuvre et je me souviens avoir beaucoup rigolé. Et autant le dire, j’ai un faible pour les auteurs du Moyen-Orient!

Alors, lorsqu’en Juillet j’ai reçu la version anglaise de The Complete Persepolis (merci J.!!!!!!!!!!!), j’ai été absolument enchantée. Non seulement j’étais cette fois-ci disposée à me plonger dans l’histoire, mais ce livre répondait aussi à mon challenge de cette année : lire beaucoup plus en anglais ! Je trouve que je progresse plutôt bien, et j’espère continuer sur cette lancée.

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Je vous laisse sur cette vidéo des Artisans de demain, dont la chaîne Youtube est à elle toute seule un véritable voyage. Ils sont allés en Iran et partagent ici leurs impressions. Loin des clichés et des on-dit habituels. A savourer.

Je suis Manouchka. Sur ce blog, je partage mes lectures, mes pensées, mes écrits. Vos retours enrichissent le débat, n’hésitez donc pas à me laisser vos commentaires et vos avis. Et par dessous tout, merci de me lire !
A bientôt !

29. BOOK – Ce dont je suis certaine, Oprah WINFREY

Je n’aime pas que l’on m’impose une idée. Ni quoi que ce soit d’ailleurs. J’apprécie de me faire ma propre opinion lorsque j’en ai l’occasion.

Beaucoup de concepts développés par d’autres êtres humains nous sont présentés comme étant des vérités, et généralement, la majorité se contente de les assimiler sans forcément les argumenter ou en faire sa propre expérience. Nous consommons et traitons trop souvent l’information fournie par autrui sans même nous demander si elle est en accord avec notre personnalité, si elle cadre avec nos convictions, nos valeurs ou encore nos réalités.
J’essaye en ce qui me concerne, de toujours garder à l’esprit qu’une idée évidente pour les uns, ne l’est pas forcément pour les autres. Cela m’aide à me questionner et à relativiser. Et surtout, je suis de ceux qui croient qu’il faut s’éduquer à ne pas avoir peur de côtoyer des personnes différentes pour toujours apprendre et s’enrichir de leurs histoires.

Oprah Winfrey dans son livre ‘Ce dont je suis certaine’ partage ses convictions au sujet de certains sentiments que tout être humain peut éprouver dans sa vie : l’émerveillement, le sentiment de pouvoir, les relations humaines, la joie, entre autres. Elle y parle de son parcours, de ses acquis et des leçons qu’elle a su tirer de ses différentes expériences. J’y ai pour ma part trouvé un partage profondément bienveillant de la part de l’auteur, et son désir surtout de remercier la Vie pour ses dons.

J’ai aimé ce livre pour deux raisons.

D’abord, il m’a confortée dans l’idée selon laquelle certains concepts de la vie, le ressenti et les émotions ne pouvaient qu’être personnels. Oprah s’est appuyée sur SES expériences de vie pour affirmer ce dont elle était certaine, et j’ai trouvé cela intéressant. Elle a simplement partagé ce que lui a appris la vie et j’ai été très inspirée par sa maturité à tirer un enseignement de toute chose. C’est un exercice auquel j’essaye de me plier au mieux, mais il faut l’avouer, ce n’est pas toujours facile de prendre du recul et d’observer sa vie en se posant les bonnes questions, sans tenir compte bien sûr de ce qui se passe chez les autres!

Ensuite, il s’est agi d’une lecture que je qualifierais de positive. Elle m’a fait voir le bon côté de la vie. Le livre ouvre les yeux du lecteur sur la possibilité de croire que les lendemains meilleurs ne sont pas réservés qu’aux autres, que tout le monde peut y avoir droit et qu’il faut d’une façon être responsable de son bonheur. Faire preuve de gratitude est une attitude que je m’atèle à entretenir au quotidien. Remercier est la plus belle des prières! Oprah souligne d’ailleurs à plusieurs reprises l’importance de manifester de la gratitude pour absolument tout. Parfois, lorsque je broie du noir, je pose une feuille de papier et j’y écris tout ce pour quoi je voudrais dire merci. Et cela me requinque tout de suite! Oui, je suis reconnaissante pour ma famille, pour les bons livres, pour le thé aux fruits rouges dont je suis tant friande, pour le travail. Je suis également émerveillée de la manière dont une fleur arrive à pousser au milieu d’un tas de ronces ou encore de la beauté d’un chaton. On peut tous à notre échelle essayer d’adopter une attitude positive face à notre existence : ne pas hésiter à exprimer de la joie, faire preuve de courage, saisir une chance qui se présente à nous, prendre soin de notre corps et lui donner de l’amour, etc. Dans toutes ces attitudes face à la vie dont parle Oprah dans son livre, j’y vois l’occasion pour la personne que je suis de grandir et de mûrir.

Je pourrais dire ici que le livre est donc une ôde à la vie, une invitation à se réjouir de ce que nous avons et de ce que nous sommes, à dire merci.

Cela dit, ‘Ce dont je suis certaine’ est un titre très personnel. Le contenu du livre l’est donc également, malgré le fait que les sentiments qui y sont évoqués soient universels. Il ne faut donc pas oublier que l’auteure parle avant tout de SA vie, et non de celle d’une tierce personne. Et en ce qui me concerne, ce n’est pas parce que Oprah Winfrey – ou une quelconque autre personnalité d’ailleurs – affirme une chose que je la prendrai pour parole d’évangile sans me questionner. Chaque parcours de vie est différent, et comme je vous le disais plus haut, il ne faut pas avoir peur d’interroger les concepts de vie qui vous sont présentés.

Beaucoup de livres par exemple encensent le mythe du bonheur. Le bonheur n’est pas une denrée que l’on achète au supermarché ou que l’on peut avoir dans son sac tous les jours de sa vie à l’instar de son téléphone portable. Le bonheur est loin d’être une ligne droite, ou encore une destination à atteindre. Il ne se touche pas du doigt, ne se quantifie pas, ne s’estime pas. Beaucoup d’auteurs pourtant enseignent et partagent des principes à adopter ou des techniques prétendument efficaces pour accéder au sacro-saint bonheur. Et ces livres, non sans surprises, ont du succès et vendent par milliers! Les gens les lisent et les consomment comme des petits pains.

Comment juger de la pertinence de ces livres qui présentent le bonheur comme accessible? Comment être certain que ces conseils et ces recommandations sur le bonheur soient efficaces, à moins de les expérimenter soi-même?

Pour continuer sur l’idée du bonheur, pour ma part, avant j’avais des attentes, beaucoup d’attentes, et surtout de fausses attentes! Je ne vous le cache pas : le bonheur, je le cherche encore. Mais je ne me fatigue plus : j’ai depuis lors changé de stratégie. Pour avoir lu des tas de livres sur le sujet, j’ai finalement compris que la vie n’avait pas de port nommé BONHEUR où je devais forcément ancrer mon bateau. J’ai expérimenté les joies d’instants et de moments partagés avec mes proches (parfois il ne s’agissait que de quinze petites minutes), le plaisir solitaire de la lecture d’un bon livre, la brève vision d’enfants heureux jouant dans une ruelle, ou même le goût d’une tablette de chocolat noir fourré de pâte d’amande. Et je peux déclarer aujourd’hui que le bonheur est dans tous ces instants. J’ai arrêté de me torturer l’esprit avec l’idée fausse et saugrenue selon laquelle je devais à tout prix rechercher le bonheur pour avoir une vie épanouie. Je me suis beaucoup questionnée. Et aujourd’hui, j’essaye de me laisser vivre, je me torture moins les neurones, j’apprends à profiter simplement du jour qui m’est offert. Et cela me va très bien!

Il y a quelques années, j’ai également eu l’occasion de lire Le pouvoir du moment présent de Eckhart Tolle. Je parle d’ailleurs très souvent de cet ouvrage de développement personnel autour de moi. Ce livre a bouleversé ma vie à une époque où je n’étais pas du tout épanouie dans mon corps et dans ma tête. Je dirais même que j’étais malheureuse, comme un poux. Je peux aujourd’hui affirmer une chose : prendre conscience de l’existence d’un moment appelé « Présent » a radicalement changé ma façon de percevoir la vie. C’était totalement nouveau pour moi. Je ne me contentais pas uniquement de lire les idées de quelqu’un que je ne connaissais pas personnellement ; je les expérimentais aussi. Je ramenais les idées et préceptes du Docteur Tolle sur le moment présent à MA propre vie, les appliquais à MON quotidien et en tirais des résultats plus que concrets. Au fil des jours, mon entourage remarquait que j’allais de mieux en mieux. Je faisais mon propre apprentissage du moment présent. Ce n’était plus une liste d’attitudes à adopter dictée par un livre, mais des faits concrets que je vivais et dont je pouvais témoigner pour MA vie.

La lecture du livre d’Oprah Winfrey m’a confortée dans l’idée selon laquelle je devais poursuivre dans ce sens : expérimenter par moi-même les idées et conseils proposés par autrui au lieu d’en faire des évidences sans réfléchir. Je n’ai pas envie de lire bêtement un bouquin et dire d’un auteur qu’il a raison parce que 95% de son lectorat approuve ce qu’il écrit ou est fan de sa personne. Je n’ai pas envie de simplement lire les certitudes d’Oprah et d’y acquiescer sans mot dire. Je veux pouvoir les transposer à ma vie – DANS LA MESURE DU POSSIBLE – et vivre mes propres émotions. Je dois pouvoir dire que je ne suis pas d’accord avec telle ou telle conclusion d’un bouquin et me sentir légitime. Il ne faut pas oublier ici qu’il s’agit de sa vie, de son histoires à elle. Je n’ai pas les mêmes problèmes que Oprah Winfrey, nous n’avons absolument pas le même parcours de vie, et encore moins les mêmes blessures, ni le même âge. Ce qui fait que notre sensibilité n’est pas du tout la même. Comme je vous l’ai dis au début de ce billet, je n’aime pas suivre une idée sans me poser de questions ou me faire ma propre opinion. Il y a des généralités auxquelles tout le monde peut adhérer certes, et d’autres idées plus personnelles sur lesquelles il est toujours bon de réfléchir par soi-même.

Il faut dire aussi que je me suis également questionnée sur le côté idéaliste de l’ouvrage qui m’a quelque peu dérangée. La couverture en dur, le titre écrit en couleur dorée, le papier légèrement jaunâtre à gros grains, le choix de la police d’écriture : tous ces éléments m’ont fait penser à un beau livre de magie, à une fenêtre vers quelque chose de merveilleux loin de notre monde difficile rempli de son lot de factures à payer et de stress permanent. Il s’agit là de ce que certains appellent certainement ‘Un Beau Livre’. Sauf que tout le monde n’a pas la chance d’avoir des chênes dans un grand jardin où poussent de bons légumes bio, ou encore d’avoir dans son cercle d’amis des personnalités de renom et des stars du showbiz. Tout le monde n’est pas milliardaire. Je suis sur Terre, Mme Winfrey est certainement sur Jupiter. Visualisez l’écart ! Et non ce n’est pas de l’aigreur mais du réalisme. Et d’ailleurs, si je n’ai pas de chêne dans mon jardin dans vingt ans, non je n’aurai pas raté ma vie ! Ce dont je suis certaine à la lecture de ce bouquin, c’est qu’il est important de garder les pieds sur terre et de ne pas se faire trop d’illusions ; nous avons le devoir de rêver grand, très grand mais aussi de travailler tout en restant réaliste. Nous sommes bercés de tous les côtés par des idéaux pompeux, et parfois nous en oublions la vie réelle, notre vie réelle. Restons focus! Beaucoup de livres véhiculent de très beaux messages inspirants, qui donnent envie d’aller de l’avant, de déplacer des montages, mais oublient malheureusement de rappeler que le chemin est très souvent semé d’embûches, qu’on peut souffrir, être blessé, et même pas ne pas arriver à atteindre nos objectifs malgré tous nos sacrifices. C’est la Vie qui est ainsi faite!

J’aime voir le meilleur en toute chose, mais j’ai appris qu’il fallait garder les yeux ouverts et ne pas se laisser bercer de chimères. Tout n’est pas rose comme on pourrait parfois l’entendre ou le croire. Lire « Ce dont je suis certaine » me conforte dans cette idée que je dois apprendre à me faire ma propre opinion de la vie, comme l’a fait Oprah pour la sienne, et ne pas me laisser embarquer dans les théories des autres. C’est important, je crois, dans la vie de développer un esprit critique basé sur l’expérience qu’on peut avoir, quelle qu’elle soit, sur laquelle viennent se greffer ce que nous apprenons grâce aux autres. Cela appelle forcément à aller à la découverte de soi-même. Pour ma part, j’essaye de lire d’un peu de tout, je regarde des documentaires sur à peu près tout, je discute avec des personnes qui sont différentes de moi, je demande les opinions des autres, je suis ouverte à la discussion et j’aime les débats argumentés (les débats de jugements, je ne les supporte pas, je me mets toujours en colère!). Croire les paroles des autres sans se poser de questions n’est pas forcément constructif. Il ne faut pas avoir peur d’avoir des interrogations, d’être curieux.

Si je devais répondre à cette question, « Ce dont je suis certaine« ?
Je répondrais par exemple, que je ne dois jamais renoncer à moi pour plaire à autrui. L’être humain se lasse, c’est dans sa nature. Il est préférable de rester fidèle à sa propre personne en toutes circonstances, de faire le bien et d’apporter de la joie lorsqu’on le peut, sans rien attendre en retour. Lorsque nous ne serons plus à la page dans le cœur ou l’esprit de quelqu’un, nous serons mis sur le côté et tout le mal que nous ressentirons n’y changera rien. C’est la réalité des relations humaines ; elles sont complexes mais indispensables à nos vies.

Je vous laisserai ici avec cette phrase que j’aime beaucoup, écrite à la page 120, dans laquelle Oprah demande à son lecteur :

Quelle est la vérité de votre vie ? Il est de votre devoir de la connaitre.’

Mais aussi avec le titre d’un livre que je vous recommande : Eloge de la lucidité, de Ilios Kotsou.

Portez-vous bien!

21. NETFLIX – Coups de cœur actuels

Bonjour !

J’ai eu quelques coups de cœur sur Netflix, et je souhaite les partager avec vous. J’espère qu’ils vous donneront envie, et aussi vous plairont. N’hésitez pas à me dire par la suite vos avis, mais aussi à me donner vos recommandations.

Je commence par « BRENE BROWN – The call to courage« .

The call to courage
Un vrai moment de générosité proposé à travers cette conférence donnée par Brené Brown. Elle y parle du pouvoir de la vulnérabilité, du courage qu’il faut pour accepter de se montrer au monde tels que nous sommes et aussi de toute la force que nous pouvons en tirer. Non, être vulnérable, ce n’est pas une faiblesse, bien au contraire. Et cela peut même faire beaucoup de bien ! Pour en savoir plus, je vous invite à regarder cette vidéo. Cette femme est touchante et inspirante. A voir et à revoir autant qu’on en ressentira le besoin. Et bien sûr, à partager autour de soi.

Ensuite, un film français : DIVINES

Divines
Dounia et sa meilleure amie Maimouna, toutes deux adolescentes, se sont fixées un objectif : devenir riches à tout prix. Elles vont pour cela accepter de suivre une dealeuse de drogue reconnue dans leur cité. Oulaya Amamra qui interprète le rôle principal de Dounia est tout simplement EXTRA!! Je suis tombée en amour pour elle. Elle est très touchante dans son rôle, très forte et vraiment très déterminée. Elle vit sa vie à 1000% et n’a peur de rien. J’ai vraiment été marquée par les émotions qu’elle a su incarner et transmettre à l’écran. Divines est définitivement le genre de film français que j’aime regarder, en dehors du registre Comédie. Je vous recommande ce film. Mettez-vous dans votre canapé, une petite boisson pour vous rafraîchir (ou vous réchauffer), avec votre chéri ou votre meilleure amie, et profitez du moment!

Il y a aussi cette série : DARK TOURIST

dark tourist

En français le tourisme noir, le tourisme alternatif, morbide ou encore macabre. Quand certains aiment se prélasser à la mer ou profiter du calme de la montagne pendant leurs vacances, d’autres préfèrent aller dans des endroits insolites, réputés dangereux ou hostiles. Et c’est de cela que traite cette série – en huit épisodes – que j’ai trouvée vraiment très intéressante! En Afrique, rencontre avec le vaudou au Bénin par exemple, au Japon avec le nucléaire, et bien d’autres endroits. C’est vrai que parfois la dérision du journaliste qui se prête à l’aventure peut parfois gêner, mais tout dépend de votre positionnement en tant que spectateur. Personnellement j’ai plutôt bien rigolé. Par contre, j’ai été déçue que certains sujets n’aient pas été développés plus en profondeur – je suis restée sur ma faim sur certains endroits ! Néanmoins d’une façon globale, j’ai trouvé cette série bien sympathique !

Un autre film : LE GARCON QUI DOMPTA LE VENT / THE BOY WHO HARNESSED THE WIND

levent

Une histoire vraie qui se déroule au Malawi. L’histoire vraie de de William Kamkwamba. A cause de la sécheresse, les récoltes sont de plus en plus mauvaises. Passionné de sciences, William du haut de ses quatorze ans se met en tête de construire une éolienne afin d’irriguer les champs de son village et ainsi sauver les habitants de la famine qui les menace. Il ne veut pas attendre que les prières soient exaucées, il veut agir. Et ses efforts seront récompensés ! Un très bel hymne à l’espoir et à la vie !

Et enfin, pour terminer la sélection de ce jour, une drôle de série : SPECIAL

Special

Une série qui traite de l’histoire vraie de Ryan O’connell qui y joue son propre rôle. On bouscule les codes dans cette série. On traite du handicap et de l’homosexualité avec beaucoup d’ironie, voire de cynisme et sans langue de bois. Et personnellement j’adore! Je vous laisse découvrir. Par contre, pourquoi sont-ils si courts ces épisodes?? En moins d’une demi-journée, le tour est fait. C’est dommage! J’en voulais plus, beaucoup plus.

Voilà pour aujourd’hui !
Je vous souhaite plein de bonnes choses.
A bientôt pour d’autres coups de cœur,

Manouchka.

10. BOOK – L’enfant noir, Camara Laye


Camara Laye représente concrètement une belle de mon enfance. Ma scolarité. Le collège! Relire ce livre était dans mes projets depuis plusieurs mois. Je souhaitais me le réapproprier à un âge adulte, plus mûr. Et il faut le dire, L’enfant noir est un intemporel de la littérature africaine. Il se doit d’être lu, si ce n’est relu, et partagé sans modération autour de soi.

Dès la lecture du premier chapitre du roman, une dictée que nous avions eu en classe à l’époque m’est revenue en mémoire. Ma camarade de banc et moi avions beaucoup ri ce jour-là ; le maître (de sport je précise, notre maître de français étant absent) qui nous la faisait ne cessait de prononcer le mot « proximité » en insistant sur le X, répétant à plusieurs reprises « progzimité ». Nous ne cessions d’en rire! C’est fou cette capacité de la mémoire à parfois sélectionner de façon bien précise certains moments forts de notre vie.

Au cours de la dernière Nuit des Idées qui s’est tenue à Paris en janvier de cette année, l’écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie a eu à citer Camara Laye à plusieurs reprises. Elle a d’ailleurs partagé que L’enfant noir l’avait fait réaliser combien il était important de raconter des histoires qui parlaient de soi. Camara Laye inspire les plus grands d’aujourd’hui, c’est un fait que personne ne peut contester.

L’enfant noir est un récit globalement autobiographique. Simplement écrit et tellement agréable à lire. Camara Laye y raconte son enfance à Kouroussa en Guinée, auprès de son père forgeron et de sa mère respectée de tous pour ses dons de clairvoyance. Il y décrit les valeurs du respect et de l’obéissance qui se doivent d’être accordées aux aînés, mais aussi la place de la femme dans la famille et dans la société. Il y parle de l’école à Kouroussa, des punitions des maîtres qui exercent de leur autorité avec abus, puis de l’école technique à Conakryf, de l’école du Blanc qu’il aura le privilège de fréquenter plus tard en France. Il y décrit les rites de passage de l’enfance à l’âge adulte, la circoncision. Il se livre sur ces grandes valeurs que sont l’amour et l’amitié.

Un livre vraiment touchant que je suis extrêmement contente d’avoir pu relire aujourd’hui. Ce que j’en retiens, c’est qu’il est important de raconter, raconter notre histoire, nos expériences, nos particularités. Je le recommande bien sûr sans modération à tous ceux qui ont le désir de toucher à l’univers de la littérature africaine classique.