Divers

4. Atelier d’écriture

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Ca y est! Je l’ai fait! J’ai participé à mon tout premier atelier d’écriture. Et c’était génial! Mais laissez-moi plutôt vous raconter cette belle journée.

Tout le groupe s’est donné rendez-vous chez l’un des participants qui a bien voulu nous accueillir dans sa jolie maison à Agbodrafo, non loin du Lac Togo, sous la direction de Martine. Martine, c’est elle qui initie et anime les ateliers d’écriture depuis de nombreuses années maintenant. Elle est suissesse. Une très gentille dame, d’une simplicité étonnante et dotée un joyeux tempérament. Elle est douce et généreuse. Je l’ai tout de suite beaucoup aimée. Elle avait prévu nous faire commencer l’atelier à 9h30, mais en bon africains, nous sommes tous arrivés en retard…

10h30. Le groupe des 7 est complet. Tout le monde est là, confortablement installé autour d’une grande table au milieu du jardin, à l’ombre d’immenses bambous où s’agitent de gros oiseaux affairés à construire leurs nids ; l’atelier peut enfin commencé. Il s’agira aujourd’hui de rédiger des phrases, des paragraphes, des textes, à partir d’images, d’illustrations, de photos.

Cinq exercices nous ont été proposés tout au long de la journée : faire une présentation orale de nous-mêmes à partir d’une image choisie parmi un ensemble d’images, rédiger un texte en nous mettant dans la peau d’un photographe commentant sa propre œuvre, commenter un tableau (« La jeune fille à la perle » de Verner, œuvre datant de 1665) en adoptant le point de vue de différents observateurs (que ce soit le modèle lui-même, le peintre, l’épouse du peintre, ou même la styliste de Vlisco!), écrire une petite histoire en nous imaginant dans le paysage d’une photo que nous aurons choisie nous-mêmes, et enfin, décrire un personnage dont la photo prédécoupée nous aura été présentée.

Entre temps, nous avons eu droit à un pique-nique dans le jardin. Au menu : du poulet rôti, une salade de pâtes, du ayimolou et du poisson (riz aux haricots spécialité de chez nous), des jus frais de mandarine et de tamarin, le tout dans une belle ambiance de gazouillis d’oiseaux (ne cherchez pas, ils sont toujours dans les bambous!).

Et pour finir, nous avons eu droit à la visite de la maison de notre hôte, le plasticien Kossi Assou. Une maison pleine de sculptures faites de kaolin, d’argile, de bois et autres matériaux, et de tableaux tous aussi colorés les uns que les autres. Un régal pour les yeux, et pour l’esprit!

Au départ, j’appréhendais de passer toute une journée avec des gens dont j’ignorais totalement l’identité. De plus, je me demandais si le temps ne me paraîtrait pas trop long, car de 9h30 à 17h30, il en passe des minutes… Mais finalement, je peux dire sans hésitation que cette journée a été l’une des plus enrichissantes que j’ai eu à passer depuis un sacré moment. Se couper du monde, partager avec des gens qui en début de journée étaient de parfaits étrangers et en fin de journée deviennent de bons amis, se recentrer sur l’essentiel (les oiseaux, la générosité, la simplicité, lire et écrire) ce que nous ne faisons pas assez souvent, voilà ce que j’en retiendrai. J’ai hâte que Martine me dise sa prochaine date. J’y serai à coup sûr ! Et je l’espère toutes les autres fois aussi.

Vous pouvez retrouver la page de l’association de Martine sur Facebook : Oser écrire.

 

 

Féminité

3. 8 mars

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Lorsque tu dis non, que tu refuses, que tu choisis de ne pas faire ce qu’attend de toi la majorité, tu passes pour folle, une rebelle de la société, une désaxée. Tu as choisi d’être toi et tu en payes les pots cassés. Certains t’admirent, parfois sans oser te le dire, d’autres te toisent, te traitent de mauvaise fille, d’insolente. Parce que tu as décidé de porter un décolleté profond, de montrer un sein voire les deux, parce que cette jupe trop courte met en valeur tes jambes fuselées, parce que cette robe moulante révèle tes rondeurs parfaitement imparfaites, ils se braquent contre toi et se donnent à cœur joie à te bâtir une réputation de traînée. Ils le savent, dans le fond, tu vis ta vie. Tu n’en as que faire de leurs opinions. Ta vie, tu ne la dois à personne, si ce n’est aux entrailles de ta mère qui elle-même a été bénie des dieux. Et alors que tu as choisi de la croquer à pleines et belles dents, d’autres ont préféré répondre aux critères bien pensés qui leur ont été dictés. Ils parlent tous de la même manière, s’habillent à l’identique, mangent de la nourriture en conserve au point d’en oublier le goût d’une tomate bien mûre, regardent les mêmes émissions débiles de télévision et ont le nez permanemment collé à leur smartphone. Tandis que toi, eh bien toi tu avances sans te soucier du crédo des autres. Tu virevoltes en marchant, des lunettes aux verres roses sur le nez. Ton grand chapeau te protège du soleil chaud et tu bois ton eau à même la bouteille, ta bouche noircie de rouge à lèvres happant entièrement le goulot. Tu n’as pas envie d’écouter les informations, elles te donnent le cafard. Tu préfères écouter les tubes des années 80s qui te donnent du peps et te mettent de bonne humeur. Lorsque tu veux quelque chose, tu le demandes, tu n’as pas honte de tes envies. Tes amis, ils ne sont pas très nombreux. Tous trouvent que tu es bizarre, que tu es un concept. Tu les fascines. Ils t’aiment comme tu es. Tu n’hésites pas à donner la main à une vieille dame pour l’aider à traverser une chaussée dangereuse. Ou à acheter un sandwich au thon à un sans abri qui te demande une p’tite pièce. Les gens parlent dans ton dos, disent que tu vis sur une autre planète, que tu refuses de grandir. Tu t’en fiches. Tu ne vis pas pour eux. Mais pour toi. Alors tu continues à croquer à pleines dents cette vie compliquée mais si délicieuse, à porter des bas résilles sous des micro jupes, à te teindre les cheveux aux  couleurs de l’arc-en-ciel, et à humer l’air frais du bord de mer. Tu as choisi d’être toi, d’être heureuse malgré tout, de ne pas répondre aux exigences d’autrui, et tu te sens bien. Tu assumes tes positions et tu en es fière. Tu écris les mots « Carpe Diem » sur toutes les pages de ton carnet intime pour ne pas oublier de vivre. A chaque instant et en tout lieu, tu veux célébrer la femme que tu es, pour ses différences, ses exclusivités, ses folies permanentes ou passagères. Debout face à cette foule qui se meut comme un seul corps, dans ta petite robe rouge à sequins, tu es unique, tu le sais, et tu n’en es que plus belle à mes yeux…

Je bouquine !

2. Mes auteurs coups de ♥ !

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Cette liste n’est pas du tout exhaustive et sera mise à jour au fur et à mesure.

La lecture est un de mes passe-temps favoris. Si ce n’est LE grand favori ! Quand j’étais toute petite, mon père m’offrait tout le temps des livres. Il préférait nettement me savoir au calme dans ma chambre à bouquiner qu’assise au salon devant un quelconque dessin animé. J’y ai pris goût ! Et ça a payé, j’avais toujours d’excellentes notes en dictée, pour le grand bonheur de mon père (lol). Malheureusement, pendant mes études universitaires, faute de temps libre, je n’arrivais plus du tout à savourer le plaisir de dévorer un bon roman. Mais là, depuis que je travaille et que j’organise mieux mes journées, je parviens toujours à me dégager quelques heures pour m’y mettre. Et qu’est-ce que ça fait du bien ! Lire pour moi, c’est nourrir son âme et son esprit. C’est s’évader le temps de quelques pages, se mettre dans la peau d’un personnage et s’inventer une histoire. C’est se couper du monde quand l’envie nous prend sans avoir à demander la permission à qui que ce soit. Lire, c’est apprendre, découvrir, s’enrichir. Je l’avoue, je dépense pas mal d’argent pour m’acheter des livres (que je ne lis pas forcément tout de suite), mais je ne le regrette jamais. C’est une dépense qui selon moi a du bon, et je ne m’en prive pas.

Alors pour ce premier « vrai » billet, j’ai choisi de vous parler des auteurs que j’aime tout particulièrement lire. De façon générale, je suis curieuse de tout, mais j’ai un faible pour la littérature orientale, la littérature africaine dont j’ai décidé de me rapprocher un peu plus, les romans de société et les bouquins de développement personnel. Mais des auteurs dont je réclame à lire plusieurs ouvrages, il n’y en a pas des masses. Pour vous, j’ai donc retenu 6 auteurs.

Yasmina Khadra – Le nom de cet écrivain algérien est en réalité Mohammed Moulessehoul. Son pseudonyme est composé des deux prénoms de son épouse, un si bel hommage ! Je l’ai découvert par le biais d’un ami qui de retour de voyage a tenu à m’offrir « Qu’attendent les singes », sûr et certain que je l’aimerai. Et ça a été effectivement un coup de foudre pour cette très belle plume, qui est d’ailleurs appréciée par énormément de personnes de mon entourage friandes de lecture. Son style est décrit comme un mélange de « lyrisme, métaphores inattendues, dépouillement et poésie ». Il a écrit un grand nombre de romans dont « L’équation africaine », « L’attentat » ou encore « Les anges meurent de nos blessures ». Son roman « Les hirondelles de Kaboul » fait d’ailleurs partie de mes prochaines lectures !

Khaled Hosseini – Il est d’origine afghane. « Mille soleils splendides » est un des romans les plus touchants que j’ai eu à lire. Pour tout vous dire, j’en ai même pleuré. Puis j’ai lu « Les cerfs-volants de Kaboul », et j’ai été touchée de la même manière. Son style est à peu près similaire à celui de Yasmina Khadra, dans le sens où l’on retrouve énormément d’émotions et de poésie au fil des paragraphes.

Léonora Miano – Je l’ai découverte en 2016 avec « Crépuscule du tourment » qui m’a été offert pour mon anniversaire (encore merci à toi ♥). Une lecture très enrichissante (des thèmes tels que le racisme, le féminisme, les origines africaines, la religion y sont abordés), mais aussi très touchante, je ne vous en dis pas plus pour vous laisser le plaisir de découvrir le roman si vous le souhaitez. D’origine camerounaise, Léonora Miano est un écrivain clairement engagé, qui parfois dérange pour sa franchise, et qui s’inscrit dans ce que certains appellent une littérature afropéenne. J’ai d’ailleurs été très contente d’avoir pu assister à un débat qu’elle a en partie animé à Lomé en janvier 2017. C’est une femme très généreuse et captivante !

Calixthe Beyala – Egalement d’origine camerounaise,  je l’ai également découverte grâce à un cadeau (ne suis-je pas suis une petite chanceuse?!), « Le roman de Pauline » que j’ai dévoré en à peine quelques heures lors d’un voyage. Une très très belle plume, avec un art dans la description des personnages et des scènes, de belles métaphores, un brin poétique, bref j’ai adoré. Actuellement, je lis son roman « L’homme qui m’offrait le ciel », et je suis toujours sous le charme… D’après ce que j’aurai pu lire et entendre, Calixthe Beyala serait l’un des écrivains les plus controversés de la scène littéraire française et africaine – tout ce que j’aime !

Eckhart Tolle – D’origine allemande, il est l’auteur d’un livre de développement personnel dont j’aime à dire qu’il a changé ma vie, « Le pouvoir du moment du présent » et qui est d’ailleurs un best seller encore aujourd’hui. Je place ce livre en tête de liste des ouvrages catégorie développement personnel parce que je trouve qu’il est un précieux condensé de tous les conseils qu’un autre livre pourrait vous prodiguer, et qu’il se suffit à lui-même. Du même auteur, j’ai également lu « L’art du calme intérieur ».

Gaël Faye – Son univers principal à Gaël Faye, c’est la musique. Après « Petit pays », a-t-il l’intention d’écrire d’autres livres ? Je l’espère sincèrement car sa plume est tout simplement magique. Elle vous transporte, vous touche. Elle est pleine de sensibilité et on en redemande.

Quels sont vos écrivains favoris ?
Faites-les moi découvrir! ♥

 

Divers

1. Hey !

Ecrire pour partager.
Ecrire pour inventer.
Ecrire pour rêver.
Ecrire pour guérir.
Ecrire pour condamner.
Ecrire pour s’évader.
Ecrire pour s’exercer.
Ecrire pour imaginer.
Ecrire pour ne jamais s’ennuyer.
Ecrire pour être quelqu’un d’autre.
Ecrire pour se relire.
Ecrire pour ressentir.
Ecrire pour ne jamais s’endormir.
Ecrire pour se révéler.
Ecrire pour hurler ses pensées.
Ecrire pour se perdre.

Ecrire, pour ne jamais oublier de vivre.

Bienvenue sur mon blog, ce petit bout de toile où je partage, tout simplement.

Manouchka.